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Nicola a peur du noir. Nicola est depuis trente-cinq ans dans une « résidence de saints », il n'en sort qu'une fois par semaine pour aller au supermarché. Il est né dans les fabuleuses années soixante et il est mort cette année. Nicola ne sait pas qu'il est Nicola, alors il lui parle. Pour remettre de la lumière dans son cerveau, il y a l'asile électrique, et le docteur qui est le plus saint de tous.

L'AUTEUR
Né à Rome en 1972, Ascanio Celestini s'est imposé, avec notamment Radio clandestine et La Fabbrica, comme une figure majeure du théâtre de narration. Dans La Brebis galeuse, publiée en Italie en 2006, il s'attaque, dans la lignée de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo, à un monde où tout se consomme. Sauf la peur.


La Brebis galeuse, d'Ascanio Celestini

Traduit de l’italien par Olivier Favier
14 € • Format : 122 x 192 • 128 pages • ISBN : 978-2-916136-25-7


Les Éditions du Sonneur Laurent Ancion, Le Soir

Un texte parfaitement décapant, qui aborde l'enfermement mais aussi Dieu, les femmes nues, les golden sixties et les supermarchés !

Les Éditions 
du Sonneur Stefano Palombari, L’Italie à Paris

Ascanio Celestini est un personnage très populaire en Italie. Propulsé par le petit écran, il fait toujours le plein dans les théâtres de la Péninsule. Sa spécialité : raconter des histoires. Il est maître dans la matière. Avec son léger accent romain et son look décalé, il conquit instantanément la sympathie du public.
En revanche on ignore encore, et cela vaut pour les deux côtés des Alpes, que la lecture de ses textes est tout aussi gouteuse. Surtout lorsqu’on a déjà eu la chance de l'écouter. En lisant, on a l’impression de l’entendre « raconter ». La Brebis galeuse est exemplaire à cet égard. Dans cet ouvrage, Celestini raconte l'horreur de l'asile, par le biais d’un personnage, Nicola, qui y est resté enfermé pendant 35 ans.
Nicola raconte et se raconte de l’extérieur. D’ailleurs, son sort était en partie écrit à l'avance, sa mère ayant passé les dernières années de sa vie à l'asile. Né durant les fabuleuses années soixante, il passait les journées avec ses frères à garder les brebis. Puis, il y a eu un accident et il a été enfermé à l'asile.
Celestini réussit à décrire la vie monotone et aliénante des « enfermés » avec une légèreté stratégique qui n’ôte rien à l'horreur, bien au contraire. Son récit n’embellit guère la réalité. L'absence de pathos, remplacée par une ironie qui se nourrit des quiproquos de son personnage principal, désarme le lecteur, qui se laisse guider docilement dans l’abîme de l’« asile électrique ». Dans l’édition française le plaisir de la lecture reste intact grâce à l’excellente traduction d'Olivier Favier. Un livre à lire absolument.

Les Éditions 
du Sonneur Dominique Aussenac, Le Matricule des Anges

Ascanio Celestini a la bouche dorée et son souffle transforme le sordide, l’horrible, le trivial, en feu d’artifice. Il mêle parlers populaires, slogans publicitaires, poésie pure, analyses doctes, pertinentes, anecdotes, faits historiques ré- ou désinterprétés, zigzagueà travers les temps et crée une fable-farce d'aujourd'hui, riche, ironique, décalée. Une vraie critique sociale. A l’instar du yaourt Müller, il sait faire l’amour avec le goût. Du plus mauvais, il en rend le meilleur. Fabuleux !

Les Éditions du Sonneur Curzio Maltese, La Repubblica

Il y a bien des années, Pasolini annonça qu'une mutation anthropologique allait s'abattre sur le pays. Celestini nous raconte comment elle est arrivée.
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